Jeune tromboniste aussi virtuose qu’innovant dans sa volonté d’emmener le jazz vers de nouveaux territoires, Robinson Khoury a le don de transcender les mélodies dont il s’empare grâce à une technicité extrême, un lyrisme spectaculaire et une énergie intense. Après avoir collaboré avec de nombreux artistes (Michel Portal, Sarab, Abdullah Miniawy, Erik Truffaz ou Théo Ceccaldi pour ne citer qu’eux), il conduit désormais ses propres projets, agrégeant musicien·ne·s de talent au gré de ses envies, consistant souvent à aller questionner les marges du jazz, en le confrontant aux sonorités moyen-orientales, aux musiques anciennes et électroniques.
Dans un opéra, l’Aria est une pièce vocale où le temps s’arrête pour permettre à un personnage d’exprimer ses sentiments. Nous avons donc affaire ici à une prise de parole, un manifeste musical dont le but est de marier des sons acoustiques et l’utilisation de synthétiseurs modulaires. A la tête d’un collectif innovant composé de voix (Isabel Sörling, Rémi Sciuto et la sienne), d’instruments à cordes (Roxana Rastegar – violon, Yaoré Talibar – violon, Guillaume Latil – violoncelle), de son trombone, de synthétiseurs (Rémi Sciuto et lui-même) et de percussions (Benjamin Flament), il nous livre ici le fruit de sa recherche autour du lyrisme dans les musiques vocales à travers les siècles et nous offre là un chant d’amour et de paix qui résonne intensément dans le moment présent.
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