Aucun manque d’ambition ici, le double éé de leur nom fait référence au Distrito Federal de Mexico d’où est issu le chanteur du groupe et non à un goût un peu snob pour la lose… Bien au contraire, puisque ces cinq-là nous entrainent dans un véritable rituel de transe à couper le souffle, entre inexorabilité du kraut, intensité de la noise et psychédélisme décadent. Nul n’en sortira indemne.
Qu’elle soit en clair-obscur pour évoquer les affres de l’amour ou crue et vive sur les blessures de l’âme, la lumière inonde les titres de cette jeune artiste arrivée à la chanson par la nécessité d’écrire pour panser ses plaies. Son prénom vient du mot lumière en arabe. Hasard ? Coïncidence ?
Il n’y a visiblement pas qu’en Ardèche ou en Ariège que des jeunes gens se réunissent autour d’un feu pour danser et chanter des rituels sauvages, les nuits de pleine lune, unissant leurs karmas sous la voûte étoilée pour relier leurs énergies à celles de tous les troubadours mystiques qui les ont précédés. On sait maintenant que ça se fait aussi dans les Cornouailles anglaises.
Fondu d’électro et de hip-hop, le DJ et producteur montpelliérain commence à sillonner les routes de son pays d’origine (le Maroc) sur sa bécane il y a une quinzaine d’années pour y dénicher pépites et trésors musicaux oubliés à la manière d’un ethnomusicologue. Sauf qu’au lieu de les étiqueter soigneusement pour les enfermer dans un musée, il s’en sert pour créer la musique de la teuf du futur.
C'est l'artiste Blu Samu qui remplace Camille Yembe sur cette première soirée du festival ! Devenue l’une des voix les plus singulières et respectées de la scène belge actuelle, Blu Samu navigue instinctivement entre un punk de porcelaine, délicat mais incassable, des rythmes fracturés, des élans pop et des textures imbibées de soul.